Le MR entend mener à l'égard de l'emploi, une politique courageuse et volontariste
1. Par la création d'entreprise
Bien que l'environnement économique de la Wallonie se
soit considérablement amélioré ces dernières
années, la Wallonie et Bruxelles possèdent encore un
taux trop élevé de chômage et par conséquent
un trop faible niveau d'emploi et d'activité.
Outre quelques belles grandes entreprises, le tissu économique wallon se compose essentiellement de petites et moyennes entreprises, qui restent aujourd'hui des viviers stables d'emploi et assurent toujours une part croissante de celui-ci. A Bruxelles, par contre, un redéploiement s'impose ; il doit accompagner une meilleure politique de mobilité et un élargissement de la région à d'autres communes de la périphérie : il faut redonner à Bruxelles les moyens de sa politique.
L'emploi ne peut se créer sans les entreprises. Au MR, notre défi permanent est et reste de soutenir la dynamique économique wallonne, bruxelloise et belge au travers des entreprises. Le MR veut fonder ce pari sur un allégement de la charge fiscale et parafiscale des entreprises et ce, à tous les niveaux de pouvoirs. En outre, le budget doit compter la recherche, la formation, les infrastructures et le développement économique dans ses priorités premières.
2. Une politique Active de lutte contre le chômage
Nous plaidons pour une politique active de lutte contre le
chômage,
se traduisant notamment par une simplification et une harmonisation
des nombreuses mesures pour l'emploi comme des formalités
administratives en général ; nous plaidons aussi pour
la réorientation des missions des opérateurs de placement
mais aussi pour le développement des titres-services.
Aujourd'hui, la Région wallonne a effectivement apporté une profonde modification du paysage des aides à l'emploi à travers les plans de résorption du chômage (PRC). La simplification administrative a bien été entamée et doit être poursuivie. Les titres-services sont maintenant une réalité en Région wallonne. Elles favorisent la création de nouveaux emplois dans le secteur du travail à domicile, offrant aux particuliers la possibilité de faire appel à une personne, en toute légalité et à moindre coût, pour une aide de nature ménagère (nettoyage, repassage, courses, etc.). Les opérateurs de placement sont davantage responsabilisés dans l'accompagnement du chômeur qui recherche un emploi.
3. Un bon départ pour les jeunes...
Mais aujourd'hui, un bon niveau d'études ne suffit pas pour trouver un emploi. La connaissance du monde de l'entreprise, la formation pour s'adapter aux nouvelles technologies, les passerelles entre les différents métiers, tout doit être fait pour offrir aux jeunes, quel que soit leur niveau de formation, une chance de trouver un emploi.
4. Réductions de charges sur le travail
.Nous avons toujours pensé et continuons à penser que l’emploi ne se décrète pas mais qu’il peut être stimulé. Il y a donc lieu de se réjouir que le Gouvernement suive cette logique et aborde utilement la problématique de l’emploi en diminuant les charges patronales autant qu’il lui est permis de le faire dans les circonstances budgétaires actuelles. Nous voulons croire aux effets bénéfiques de cette réduction de charges qui s’élève à plus 4 milliard d’euros. Par ces mesures, nous espérons apporter de nouvelles ressources aux employeurs et nous sommes convaincus qu’ils saisiront cette perche pour créer de l’emploi.
5. Pièges à l'emploi
Souhaitant encourager les travailleurs qui perçoivent une faible rémunération, le Gouvernement fédéral a lancé depuis le 1er janvier 2005, le « bonus à l’emploi ». Ce mécanisme prévoit que ces travailleurs payeront moins de cotisations sociales. Ils en retirent donc un revenu net supérieur. Depuis 2006, les montants des réductions de cotisations maximales ont été à nouveau augmentés de 125 euros à 140 euros pour les employés et de 135 euros à 151,20 euros pour les ouvriers.
6. Le contrôle des chômeurs
Le principe de responsabilisation et les mesures d’accompagnement des chômeurs, qui constituent le cœur de la réforme initiée par l’ancien Ministre de l’Emploi, Monsieur Frank Vandenbroucke, ont toujours été soutenus par le Mouvement Réformateur. Une évaluation de cette réforme est prévue pour la fin de l’année 2007. Il reste que cette réforme n’aborde pas l’ensemble des aspects qui font le système de chômage. On notera en substance que le début du chômage, la première année, n’a pas été envisagée ni davantage les règles et mesures d’accompagnement et de suivi du chômage de longue durée.
Concrètement, nous plaidons pour que les Régions proposent aux chômeurs des plans d’accompagnement en parfaite adéquation avec leur profil préalablement établi. Ce n’est qu’en ciblant strictement les aptitudes et aspirations du demandeur d’emploi que l’on peut mener une politique de mise ou de remise au travail réellement efficace. En outre, Le demandeur d’emploi doit être renseigné dès le début du chômage de la liste des fonctions critiques et des qualifications requises pour y accéder. La poursuite d’une formation dans ces domaines doit être encouragée et valorisée.
Le MR veut :
- Revaloriser l'image de l'entreprise et l'esprit d'initiative auprès des jeunes afin de les inciter à créer leurs propres entreprises ;
- Prendre les mesures nécessaires pour faciliter la création et la viabilité des PME et l'amélioration de la compétitivité et de l'investissement afin de favoriser un développement économique créateur d'emplois, en particulier pour les jeunes ;
- Encourager une meilleure participation des partenaires sociaux à la définition des programmes et du contenu de l'éducation et de la formation professionnelle ainsi que leur mise en œuvre ;
- Inviter les partenaires sociaux, branche par branche, à proposer des mesures pour favoriser l'emploi des jeunes;
- Mettre davantage l'accent sur la formation et l'enseignement.
Le MR propose une politique cohérente en matière de
formation
pour l'emploi
.
Nous formulons des propositions précises
notamment sur l'intégration et l'accès des personnes handicapées
dans le monde du travail
et
nous vous présentons nos réalisations
sur le statut
du conjoint aidant
pour les travailleurs indépendants.
Le MR soutient une approche spécifique du phénomène
des faux
indépendants
et
refuse toute chasse aux sorcières!
Le Mouvement Réformateur a promu de nombreuses mesures en
faveur du secteur HORECA
.
Enfin, au niveau européen, le MR entend intégrer la
Belgique dans la "Stratégie de Lisbonne"
.





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