Justice et sécurité

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La securitE, premiEre des libertes

 

Garantir la sécurité de chacun est une des missions essentielles des autorités publiques

 

 

L’espace public évolue. Notre cadre de vie actuel n’est plus celui d’il y a vingt ans. Certaines zones rurales s’urbanisent ; le visage de la ville lui-même change. La sécurité devient parfois un motif de regroupement d’habitat. C’est une tendance que l’on ne peut ignorer et qui doit nous faire prendre conscience de l’essentiel : il faut que partout, dans nos villes et dans nos villages, l’on se sente en sécurité.

On ne peut accepter des ghettos sécuritaires, et encore moins des zones de non-droit.

 

Nos modes de vie ont, eux aussi, évolué. Notre quotidien ne se construit plus seulement autour de notre lieu de résidence mais aussi autour de notre lieu de travail, des endroits que nous fréquentons pendant nos temps libres, etc.

 

La solidarité interpersonnelle demeure mais elle n’est sans doute plus aussi forte et constante qu’il y a quelques décennies. Il est aujourd’hui plus facile de vivre sa vie sans avoir à tenir compte du regard des autres, qui pouvait autrefois ressembler à une ingérence malsaine. Mais en même temps, le repli sur soi semble parfois, tristement, être synonyme d’indifférence.

 

Enfin, la criminalité évolue. Certaines formes de criminalité semblent banalisées alors que d’autres sont en inquiétante augmentation. Ce constat effectué et compris, il faut tout mettre en œuvre pour remettre au centre les valeurs de respect : le respect de l’autre, le respect du bien commun, le respect…de l’autorité, ou en tout cas de certaines valeurs essentielles qui conditionnent la vie en société.


La lutte contre l’insécurité doit s’articuler autour de plusieurs axes :

 

 

La police doit être visible, présente et disponible

 

Au cours de la précédente législature fédérale, Antoine Duquesne, alors Ministre de l’Intérieur, a mis en œuvre la réforme des polices. Aujourd’hui, grâce à la mise en œuvre de cette réforme et à l’installation de la police fédérale et des polices locales, la situation s’est fortement améliorée. Cependant et même si le travail des services n’est pas à remettre en cause, il demeure quelques problèmes d’organisation. La police doit rassurer, surveiller, être dissuasive et pouvoir agir. Elle doit se faire proche. Elle doit être un premier recours utile et facile pour prévenir le danger.

 

La sécurité civile doit être dotée de moyens et de structures adéquats

 

L’efficacité des secours à la population est une priorité. Elle passe par une réforme complète des services d’incendie et de la protection civile et par la revalorisation du statut du personnel tant professionnel que bénévole. Le MR a mis cette législature à profit pour réaliser de nombreuses avancées. Il est maintenant nécessaire de veiller à leur mise en œuvre concrète et à l’équivalence du service sur l’ensemble du territoire.

 

La Justice doit apporter une réponse rapide aux infractions

 

Dans la perspective de dissuader les malfaiteurs potentiels de passer à l’acte, outre le rôle de la police, la Justice occupe une fonction centrale : par sa rapidité, par sa fermeté juste, elle doit saper à la base tout sentiment d’impunité dans le chef des auteurs. De manière plus générale, on doit rendre sa force, son importance, au principe de responsabilité : connaissant clairement les limites de ses droits et la portée de ses devoirs, chacun doit pouvoir mesurer la portée de ses actes. Y compris des actes « moins graves » : les incivilités ne doivent plus rester impunies…Usantes, fatigantes, démoralisantes, elles alimentent le sentiment d’insécurité.

 

Les sanctions doivent être proportionnées, efficaces et mieux adaptées

 

Il est temps d’oser le débat sur les sanctions pénales. Il serait opportun de repenser notre arsenal pénal à l’aune des divers objectifs assignés aux peines : prévention, punition, réparation, réinsertion, etc. Ainsi, il faut que la sanction soit juste, qu’elle aide concrètement le coupable à prendre conscience de la gravité de ses actes. C’est pourquoi l’emprisonnement ne doit plus forcément être l’instrument pénal par excellence ; d’autres peines sont envisageables.

 

Certains comportements doivent également être punis de manière plus adéquate : il en va notamment ainsi des crimes commis sur la route, des infractions commises par des mineurs de plus de 16 ans récidivistes ou des actes perpétrés par des toxicomanes.

 

 

Les intérêts des victimes doivent être mieux pris en compte

 

Dans un état de droit, la justice pénale doit rechercher en permanence un équilibre entre les droits de l’auteur des faits et les droits de la victime. Ces dernières années, des progrès ont été accomplis au plan légal en faveur d’une meilleure prise en considération des droits et des besoins des victimes. Cependant, des améliorations sont souhaitables. Ainsi, malgré l’existence d’outils tels que la Commission de l’aide aux victimes d’actes intentionnels de violence, l’indemnisation des victimes reste trop rare et trop lente.

 

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