Santé

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Garantir la solidarité sociale pour tous !

L'action sociale ne peut, même sous le couvert d'objectifs généreux, asservir l'individu ou l'enfermer dans un état d'assistance et de dépendance alors même qu'elle pourrait favoriser son émancipation. Cette conception fondée sur la liberté, la solidarité, la proximité et la performance guide les politiques que défend le MR dans les différents secteurs de la santé.

Nul ne peut contester qu’en Belgique, toutes et tous, nous avons accès librement, proche de chez nous, à des soins de santé de qualité. Les patients ont le libre choix de leur médecin, de leur prestataire de soins, de leur hôpital, de leur maison de repos. De leur côté, les praticiens disposent d'une liberté diagnostique et thérapeutique.

Le financement de l'assurance maladie repose sur une solidarité interpersonnelle alimentée pour une grande partie par les cotisations sociales des travailleurs et pour l’autre par les recettes fiscales en constante augmentation.

Depuis 8 ans, les réformes fiscales menées par le Ministre des Finances Didier Reynders permettent un accroissement considérable de l’assiette fiscale, un équilibre budgétaire chaque année et une forte diminution de la dette qui est passée de 137 % à 85 %. Jamais cependant les dépenses en matière de soins de santé et de sécurité sociale n’ont été aussi fortes.

Trois raisons expliquent cette explosion du budget :

1. le vieillissement de la population implique que l’on recoure plus longtemps à la médecine.
Chaque année, la longévité progresse de 3 mois. Il suffit de constater l'augmentation du nombre de centenaires. Le rapport entre le nombre d'actifs et de passifs s'inverse, alors que le financement du secteur de la santé repose essentiellement sur les travailleurs et les employeurs. Chaque individu aspire à vivre le plus longtemps possible en bonne santé. Pour atteindre cet objectif, il recourt aux soins qui assurent une meilleure qualité de vie.

2. l’accélération des progrès de la science et de la médecine qui génère un coût de plus en plus élevé, notamment au niveau des appareillages.

A long terme, le progrès technique entraîne des effets favorables en terme de productivité et de création de richesse. Mais à court terme, elle induit de nouveaux coûts. Elle se double d'une spécificité toujours accrue : chaque technique diagnostique ou thérapeutique, chaque nouveau médicament sont de plus en plus attachés spécifiquement à un type de pathologie déterminée et concernent un nombre toujours plus réduit de patients. Il en résulte une répartition des coûts sur des nombres toujours plus restreints.

3. Une notion de soins de plus en plus extensive et ne concernant plus seulement les maladies et les pathologies. Le souhait légitime des patients est d’obtenir de meilleurs soins de santé, aussi en termes de prévention et de confort.

Paradoxalement, alors que la demande en soins médicaux n’a jamais été aussi forte, les professions de santé ont perdu de leur attractivité. Le fait que plus de 1.000 médecins belges s'expatrient en France ne procède pas du hasard. La revalorisation des actes intellectuels doit continuer à retenir toute notre attention. Les rapports entre médecins hospitaliers et gestionnaires d'hôpitaux doivent être clarifiés. Les honoraires médicaux ne peuvent à eux seuls combler les déficits des hôpitaux. La judiciarisation de la santé et le développement d'une médecine défensive indiquent la nécessité de l'adoption rapide d'une loi sur l'indemnisation des patients victimes d'un aléa médical. L’inconstance des décisions prises par la Communauté française en matière d’accès aux études médicales décourage les candidats.

Le MR plaide également pour une réduction drastique des charges et contraintes administratives qui étouffent les prestataires de soins. Nous voulons revaloriser les actes des kinésithérapeutes et éviter la forfaitarisation des soins de kinésithérapie dans les maisons de repos afin de garantir le libre choix des patients. Les infirmiers indépendants sont toujours l'objet de discriminations inadmissibles. L'organisation des soins à domicile reste insuffisante. Nous voulons garantir une coordination pluraliste des soins à domicile et développer des synergies entre les prestataires de soins et les services d'aides permettant une action socio-sanitaire efficace dans laquelle chacun joue son rôle et assume ses responsabilités.

En matière de prévention, les manquements sont criants. Il est urgent de structurer l'éducation à la santé et à la responsabilité afin de réduire les comportements à risque et les assuétudes.

Les nouvelles recettes fiscales assurent donc aujourd’hui l’équilibre financier en matière de sécurité sociale, mais qu’en sera-t-il demain... Il est impératif de trouver des solutions pour financer les soins de santé et la sécurité sociale dans les prochaines années. A ce stade, les Réformateurs n’écartent aucune piste de réflexion pour autant qu’elles ne remettent pas en cause les principes de solidarité et d’accessibilité.

Le programme du MR en matière de soins de santé est dense. Il comprend notamment :

• des mesures favorisant l’accessibilité aux soins,
• des mesures en faveur des malades chroniques,
• une politique plus active en matière de vaccination, notamment des jeunes enfants,
• une politique de prévention des assuétudes, plus particulièrement auprès des jeunes,
• des mesures visant à revaloriser le travail des médecins, infirmières, kinésithérapeutes et paramédicaux.

Parmi ses priorités, le Mouvement Réformateur retient :

• le maintien d’une norme de croissance suffisante pour assurer le financement des soins de santé,
• une plus grande accessibilité aux soins : protection accrue des malades chroniques et, pour tous, accès aux nouvelles technologies et aux médicaments innovants ,
• le développement d'un plan d'action global contre le cancer, incluant la prévention et les soins,
• une simplification administrative pour tous, et en particulier pour les médecins et autres prestataires, pour qu’ils puissent consacrer prioritairement leur temps à leurs patients.

De très nombreux échanges, tant au sein du Mouvement Réformateur qu’avec des représentants de tous les secteurs concernés de la santé sont actuellement en cours : ils déboucheront sur l’élaboration de nombreuses fiches, qui seront disponibles sur ce site dès le 26 mars.

 

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