L'intégration et l'interculturalité étaient au coeur du débat, ce samedi 11 février 2006 à Molenbeek. A cette occasion, Françoise Schepmans, Christine Defraigne, Hervé Hasquin et Richard Miller ont rédigé une carte blanche intitulée : la société multiculturelle ou la diversité autour de valeurs communes. Bien que le débat sur l’intégration et la multiculturalité soit programmé dans l’agenda du MR depuis plusieurs mois, les récents événements liés à la publication de caricatures du Prophète Mahomet et les réactions qu’elles ont pu susciter rappellent l’importance et l’urgence de mener un débat de fond sur ce thème. La Belgique vient de célébrer le 175ème anniversaire de sa Constitution, adoptée le 7 février 1831 par le Congrès national. Cette Constitution consacre les principes fondamentaux que sont la liberté d’expression et de culte, l’égalité des citoyens, la séparation entre les Eglises et l’Etat et la primauté du politique dans un système démocratique. A l’époque, la Constitution belge a été qualifiée de très libérale et constituait, en Europe, un modèle du genre. Depuis sa création il y a 160 ans, notre formation politique défend ces droits et libertés qui constituent le fondement même des sociétés démocratiques. Ces valeurs sont universelles, inscrites dans l’ordre juridique international comme la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Elles doivent être respectées par toutes et tous. Elles nous imposent de progresser sans cesse comme c’est le cas depuis deux siècles pour assurer l’égalité entre les hommes et les femmes. Liberté d’expression et liberté de culte sont des principes inaliénables. Aucune censure préalable n’est acceptable. Chaque individu doit assumer la responsabilité de ses opinions et de ses choix déontologiques. Chacun peut critiquer un propos, un texte ou un dessin qu’il juge offensant. Mais les limites à la liberté d’expression sont fixées par la loi et le respect de la loi est du ressort de la justice. Si le MR comprend que certaines personnes aient pu être choquées par la publication de quelques caricatures, il rejette tout amalgame et toute critique à l’égard d’un peuple, d’un Gouvernement, d’un Etat, d’une civilisation, toute entière véhiculée par des manifestations y compris violentes, à travers le monde. Le Mouvement Réformateur considère la rencontre et la coexistence de convictions philosophiques et religieuses et de cultures différentes comme une richesse. L’harmonie des peuples ne peut être trouvée que dans le respect de l’autre comme des droits et libertés qui fondent l’Etat de droit. L’interculturalité ne peut autoriser qui que ce soit à remettre en cause ces valeurs universelles. Dans un monde multiculturel, nous devons améliorer la connaissance des philosophies, des religions et des cultures par chaque citoyen. |
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