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Publié le 27 janvier 2009
Charles Michel espère que l'ouverture du premier procès devant la CPI constituera un signal fort aux coupables de recrutement d'enfants soldats.
Le Ministre de la Coopération au développement, Charles Michel, espère que l'ouverture du procès de Thomas Lubanga Dyilo devant la Cour Pénale Internationale (CPI), premier tribunal international permanent chargé de juger les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocides, à La Haye, constituera un «signal fort à tous ceux qui se rendent coupable de recrutement d'enfants soldats.»
Thomas Lubanga Dyilo, chef de milice congolais, est accusé d'avoir recruté des centaines d'enfants soldats pour qu'ils tuent, pillent et volent dans le cadre du conflit armé en République Démocratique du Congo en 2002 et 2003.
A l'heure actuelle, quelques 250.000 enfants continuent d'être impliqués dans des conflits armés, recrutés par des milices, mais aussi parfois par des armées régulières. La situation à l'Est du Congo est particulièrement préoccupante : des enfants y sont recrutés de force dans des écoles et dans des camps de réfugiés.
Mais ce n'est pas tout. Après de tels supplices, beaucoup de ces enfants, rejetés par leur famille, plongent dans la drogue et la prostitution. Ce procès devrait permettre à ces victimes à l'enfance volée, de se reconstruire en tant qu'adultes.
«La Belgique s'est investie dans une approche globale face à cette problématique. Elle envisage la démobilisation et la réintégration socio-économique des enfants soldats, ainsi que la lutte contre l'impunité, dont l'ouverture du procès Lubanga représente une étape prometteuse,» a expliqué Charles Michel.
Le procès, présidé par le Britannique Adrian Fulford, devrait durer six à neuf mois. Trente-quatre témoins, dont neuf enfants soldats et trois experts seront appelés à la barre par l'accusation. Thomas Lubanga Dyilo a quant à lui annoncé qu'il plaiderait non coupable.