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Publié le 06 février 2009
Le Mouvement Réformateur se mobilise aujourd'hui à l'occasion de la Journée Internationale pour la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF), dont l'excision.
Comme l'a déclaré, Carol Bellamy, directrice de l'UNICEF, « Les mutilations génitales féminines et l'excision constituent une violation des droits les plus élémentaires des femmes et des filles ». Elles sont un exemple extrême de discrimination basée sur le sexe. En l'absence de toute nécessité médicale, elles exposent les filles et les femmes à des risques pour leur santé et à des conséquences qui mettent leur vie et leur bien-être en danger.
Les MGF dont l'excision, recouvrent un ensemble de pratiques aboutissant à l'ablation partielle ou totale ou à l'altération des organes génitaux féminins externes pour des raisons non médicales.
L'opération est généralement pratiquée sur des filles âgées de 4 à 14 ans; elle est également exécutée sur les très jeunes enfants, les femmes sur le point de se marier et parfois sur les femmes enceintes de leur premier enfant ou qui viennent de donner naissance.
Souvent pratiquée par des praticiens traditionnels comme les exciseuses et les accoucheuses, l'opération se fait sans anesthésie avec des ciseaux, des lames de rasoir ou des couteaux.
L'intervention est toujours traumatisante avec des complications telles que les douleurs, l'état de choc, les difficultés pendant l'accouchement et même la mort.
Selon les estimations de l'OMS, ce sont plus de 130 millions de femmes à travers le monde qui ont subi une forme quelconque de mutilations génitales féminines. Compte tenu du taux de natalité actuel, on peut considérer qu'environ deux millions de jeunes filles risquent chaque année d'être victimes de ce fléau.
Ces pratiques sont essentiellement rencontrées en Afrique, mais aussi dans certaines régions d'Asie du Sud-est. De plus, ces pratiques font également de plus en plus de victimes parmi les populations immigrées en Europe, en Amérique du Nord et en Australie.
En Belgique, on estime que 500 femmes et petites filles présentent un risque important de se faire exciser et que 200 petites filles naissent chaque année dans une famille originaire d'un pays à haut risque d'excision. Au total, près de 12.500 femmes en Belgique sont originaires de pays où les mutilations génitales sont pratiquées.
Afin d'enrayer ce fléau, le Mouvement Réformateur veut donner la priorité aux missions d'éducation et d'information permettant la sensibilisation de tous.