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Actualités

Elections 2009 Didier Reynders "joue le jeu" avec Agoria !

Publié le 24 avril 2009

La Fédération de l'Industrie technologique a organisé, dans le cadre ce début de campagne, un débat sur les priorités du secteur au Théâtre de Namur. Didier Reynders avait répondu présent, comme les Présidents des autres partis francophones, à l'exception du PS. Cet échange avait une forme un peu particulière puisque, à l'image de l'émission « Le Jeu des Dictionnaires», Jacques Mercier, qui avait pour l'occasion réendossé son costume d'animateur, demandait à chaque responsable politique de choisir une des propositions formulées par Agoria et de la commenter, le tout en fonction de trois grands thèmes : l'enseignement, le financement des entreprises et le développement durable. Des axes qui sont au cœur des priorités du Mouvement Réformateur. Didier Reynders a ainsi plus que joué le jeu !

 

Didier ReyndersAu niveau de l'enseignement, c'est en rappelant la nécessité, d'une part, d'élever le niveau de l'enseignement pour mieux servir les activités à haute valeur ajoutée et, d'autre part, de lutter contre la pénurie de qualifications que les organisateurs ont introduit le débat.

 

Concernant cet enjeu, Didier Reynders a retenu la proposition d'Agoria visant la «dynamisation de l'offre d'enseignement technique et technologique autour de filières spécialisées faisant coopérer sur un même site les réseaux et les niveaux d'étude». Pour le Président du Mouvement Réformateur, un principe fondamental dans l'amélioration du niveau de l'enseignement réside en effet dans le fait de revaloriser l'enseignement technique et professionnel et de ramener le goût de l'excellence dans toutes les filières. Abondant dans le sens de la proposition des professionnels, il a précisé que «la mise en commun des moyens représente un énorme potentiel» mais que cette coopération sera plus facile à mettre en œuvre si l'on donne davantage d'autonomie aux directions d'écoles. «Renforcer l'efficacité passe par beaucoup plus d'autonomie. Après le gâchis opéré par la majorité sortante dans la saga des décrets Inscriptions, il est à présent primordial de couper le cordon entre l'autorité politique et les acteurs de terrain», a-t-il ajouté.

 

En matière de financement des entreprises, les industriels ont exposé « les grandes difficultés qu'éprouvent les sociétés à rencontrer les instruments répondant à leurs besoins ». Didier Reynders a ici choisi la proposition relative à l'amélioration de la gouvernance, appliquée à la gestion des outils publics. « Il y a un réel besoin de rationaliser », a-t-il déclaré. «Chaque année, je vois apparaître de nouveaux outils d'intervention économique. Or, c'est sur l'efficacité et la simplification des structures existantes qu'il faut agir». Et de souligner que le soutien aux entreprises devrait prioritairement passer par une diminution globale des charges sur l'activité plutôt que par la multiplication d'aides obligeant presque les entrepreneurs à engager un expert en « subsidiologie »... Le Ministre des Finances est ainsi revenu sur les « intérêts notionnels », ces avantages en forme de déductions fiscales sur le capital à risque. Par leur impact positif sur les fonds propres des entreprises, ceux-ci constituent une véritable méthode de financement des sociétés.

 

Le thème du développement durable se conjugue selon les « accords de branche » pour le secteur. Par ceux-ci, les entreprises s'engagent en matière de performance énergétique et bénéficient en contrepartie de différents avantages financiers et administratifs. Les industriels ont marqué leur souhait de voir ces partenariats win-win être reconduits en 2012. Sur ce point, alors que cette reconduction va logiquement de soi, Didier Reynders a pris à son compte la proposition d'élargir le système aux petites et moyennes entreprises. « Il faut véritablement disséminer l'engagement vis-à-vis du développement durable auprès des PME, auprès des ménages », a-t-il déclaré. Didier Reynders a souligné l'enjeu central que représente, pour les Réformateurs, le fait de concilier le monde entrepreneurial et l'environnement, d'un point de vue da gestion énergétique mais également de la création de nouvelles activités, porteuses d'emplois.

 

La question du développement des transports en commun a par ailleurs été mise en avant par le public. Au cours de son intervention, Didier Reynders a ainsi déploré «l'absence d'avancées dans les projets de métro à Bruxelles», les récentes inaugurations de stations n'étant que le fruit de décisions datant de 10 ans. Idem pour la Ville de Liège, où, pour ce qui concerne le projet de tram, le Président du MR regrette que l'on n'ait mis sur pied un réel plan global d'aménagement. «J'ai vu apparaître l'idée à quelques mois des élections. Ce projet faisant partie du plan de relance, je m'attendais à pouvoir aller voter en tram le 7 juin mais on ne sait même pas encore quel sera le tracé des lignes ! J'ai un peu le sentiment qu'on a annoncé des projets qui ne sont pas préparés. Il va falloir arrêter les effets d'annonce», a-t-il dénoncé.

 

Au terme du débat, Didier Reynders a exprimé sa satisfaction d'avoir rencontré ces acteurs de l'activité économique wallonne et d'avoir échangé avec eux sur la nécessité de mettre en œuvre un véritable renouveau économique en Wallonie, appuyé sur des changements en profondeur dans la gouvernance. «Etre à l'écoute de ce que souhaite le monde entrepreneurial, tout comme le secteur culturel ou le secteur social, est essentiel. Notre priorité au Mouvement Réformateur sera de mettre en place une Région wallonne qui fait davantage confiance à celles et ceux qui prennent des initiatives, une Région qui mène une action publique régie avant tout par le souci de l'efficacité et de l'impartialité », a conclu Didier Reynders.

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