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Actualités

Centre Jean Gol Cinq grands problèmes de société sous la loupe du Centre Jean Gol

Publié le 20 mai 2009

Le Mouvement Réformateur a effectué au cours de ces derniers mois à travers ses chercheurs et analystes du Centre Jean Gol (CJG) une réflexion en profondeur afin de discerner les problèmes liés à l'enseignement, au logement bruxellois, à l'emploi, à l'énergie de demain et au regard que les libéraux portent sur la crise. Fidèle à sa vocation, le CJG s'était donné pour mission de dresser un inventaire des problèmes et de proposer des solutions.
 

Ces cinq cahiers ont été présentés ce mardi par Didier Reynders, Président du MR et du Centre Jean Gol, et Arthur Bodson, Administrateur-délégué, aux côtés de Vincent De Wolf, Député-Bourgmestre.

Centre Jean GolConformément à l'approche interdisciplinaire du CJG, ces publications sont le fruit d'un travail d'équipe mobilisant de nombreux scientifiques, experts et acteurs de la société civile. Ces derniers se sont efforcés d'analyser avec soin le phénomène étudié et proposent des pistes de solutions. 

Didier Reynders a surtout insisté sur l'importance de l'enseignement. Il a d'ailleurs préfacé «Les Valeurs libérales de l'enseignement,» cahier qui entend décliner et expliciter les valeurs libérales qu'il importe de défendre et de faire vivre concrètement dans la sphère de l'enseignement.

«L'enseignement obligatoire en Communauté française est en crise. En dépit d'un refinancement massif venu du fédéral en début de législature, ce secteur est, de l'avis de tous ses acteurs, mal géré. Le sentiment dominant est une profonde insatisfaction. On constate que non seulement l'actuel gouvernement n'a fait aboutir aucun des grands dossiers de manière satisfaisante, mais qu'il s'est même employé à créer de toutes pièces de nouveaux problèmes. Cette mal-gouvernance consacre de manière incontestable l'échec de la politique socialiste en matière d'enseignement,» a constaté Didier Reynders.

«Dans les faits, l'enseignement obligatoire est trop placé sous la coupe du gouvernement de la Communauté française, qui le réglemente dans ses moindres détails. On ne tire pas assez parti de l'intelligence et de la créativité des acteurs de l'enseignement pour une raison très simple : on ne leur fait pas confiance,» a ajouté le Président du MR.

La saga des différents décrets inscriptions a permis de constater ce qui motivait principalement la politique éducative de l'actuelle majorité: l'idéologie égalitariste. Ce qui se profile là derrière, c'est une analyse de type marxiste qui considère que l'origine socio-économique des élèves est l'élément déterminant du système éducatif. C'est là une profonde erreur. Ce qui est ici perdu de vue, c'est quelque chose d'essentiel: les valeurs de l'enseignement. En effet, en matière de politique éducative, l'argent est nécessaire mais pas suffisant. En dernière analyse, ce sont des hommes et des femmes qui enseignent à des élèves qui deviendront eux-mêmes des hommes et des femmes. C'est dans la tradition libérale que l'on peut trouver les valeurs fondamentales nécessaires à un enseignement harmonieux et responsable: égalité, liberté, excellence, travail, autonomie, connaissance, etc.

L'intégralité du Cahier sur l'enseignement peut être téléchargée en cliquant ici
 

Ensuite, il y a «Le logement à Bruxelles» (auteur : Vincent De Wolf). Autre grave problème amplifié par la gestion du Gouvernement régional PS-cdH-Ecolo, notamment dans le domaine des logements sociaux. La crise du logement est permanente à Bruxelles depuis les années '80. Elle est liée aux transformations économiques et sociales de notre société. Aujourd'hui, une large part de la population ne peut plus accéder au logement.

La réponse du Gouvernement bruxellois sortant à la crise a été réductrice. Il a axé sa politique sur le «tout au social», passant à côté des vraies causes du problème.

En réalité, on assiste à une dualisation de la société. D'une part, les personnes aux revenus les plus faibles sont aidées et peuvent accéder au logement social, mais il y a pénurie. D'autre part, les personnes à revenus moyens, trop élevés pour accéder au logement social, n'accèdent que très difficilement à la propriété, ou au marché locatif privé. Ils se retrouvent totalement dans l'impasse.
 

«New Jobs ? New Deal ! Vers un renouveau du cadre social en Belgique» est le titre du cahier consacré à la problématique de l'emploi. Il constate que si les premiers touchés par la crise sont souvent les travailleurs à bas revenus et à faible qualification, le chômage n'est pas une fatalité. Les chiffres du chômage en Flandre et dans d'autres pays européens le prouvent. Des solutions existent. Il faut s'en inspirer. Le moment est désormais venu de donner sa chance à une politique libérale de l'emploi. Ce Cahier du Centre Jean Gol entend définir pareille politique. Il contient d'abord une analyse de la situation de l'emploi en Belgique. Il propose ensuite un catalogue de propositions concrètes pour relancer l'emploi.
 

Conscient des enjeux que représente la situation climatique et économique, le Centre Jean Gol a souhaité initier une réflexion sur notre politique énergétique en envisageant ses forces et ses faiblesses. D'où la publication du cahier intitulé «Inventer l'Energie de demain», qui dresse un état des lieux et en dessine les perspectives. Dans ce contexte, un développement conjoint et harmonieux des énergies renouvelables et du nucléaire est indispensable. Comment la Belgique se positionne-t-elle par rapport à cette problématique ? Quelle est l'incidence des décisions prises par l'Etat belge sur le citoyen ? Quel avenir énergétique se dessine pour l'Europe et la Belgique? Le CJG a tenté d'y trouver des réponses. Il est en tout cas impératif aujourd'hui d'investir pour moderniser et adapter notre réseau énergétique afin qu'il soit plus performant, moins coûteux aujourd'hui mais également demain quand les énergies fossiles disparaitront.

Dans ce contexte, un développement conjoint et harmonieux des énergies renouvelables et du nucléaire est indispensable.   
 

Enfin, il y a les «Regards libéraux sur la crise». Aux dires de certains, la profonde crise financière que traverse le monde remettrait en cause la pertinence du système libéral. Du coup, les recettes socio-démocrates et l'idéologie règlementaire retrouvent, aux yeux de beaucoup, une légitimité nouvelle. En réalité, il se pourrait bien que la crise plonge précisément ses racines dans une application un peu trop zélée de ces mêmes recettes néo-keynésiennes qui sont aujourd'hui proposées comme la panacée. Plutôt que de céder aux slogans qui réclament « plus » de régulation, l'enjeu consiste sans doute aujourd'hui à réguler « mieux » et à envisager, sans précipitation, un modèle qui, sans rigidifier le monde financier ou en ralentir les flux, permette de juguler la propagation des crises futures. Cela tout aussi bien au niveau national, européen que mondial.

A noter que, par suite d'épuisement du stock, le Centre Jean Gol a également présenté une seconde édition du Cahier qu'il a consacré à la politique culturelle : «Un autre monde (culturel) est possible.»


Centre Jean Gol : www.cjg.be - 02/500.50.40

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