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MR Le MR va évoluer vers un grand mouvement populaire de centre droit, déclare Didier Reynders

Publié le 20 juin 2009

Au lendemain des élections régionales qui ont placé le Mouvement Réformateur en tête à Bruxelles mais ne lui ont pas permis, malgré le désaveu essuyé par le PS, de déplacer le centre de gravité politique en Wallonie et en Communauté française, Didier Reynders a annoncé samedi que le MR allait "évoluer vers un grand mouvement populaire de centre droit."

Didier Reynders

"A la rentrée, je vais lancer la préparation d'un grand Congrès de programme. On ne va pas changer d'orientation. Mais si on veut avoir, au sud du pays, un grand parti populaire, réformateur, de centre droit, ce que nous sommes les seuls à représenter, puisque tous les autres ont opté pour des convergences de gauche, il faut adapter notre discours à l'évolution de la société",  a expliqué le Président du Mouvement Réformateur dans un entretien à la Libre Belgique. "Je dois avoir un vrai débat avec les mandataires, les militants, mais aussi le monde associatif avec lequel on a peut-être une trop grande distance. Le message doit passer à l'égard des jeunes, à l'égard d'une société plus multiculturelle. Nous voulons, en fait, aller vers tous ceux qui travaillent et qui souhaitent travailler. Nous allons rassembler autour du travail," a-t-il ajouté.

"Je veux redéployer les forces dans toutes les communautés, les  régions, les groupes locaux. Je veux que tout le monde soit présent dans nos discussions. Quelqu'un comme Louis Michel ne va ainsi pas seulement porter le message européen pour le MR mais être également présent au niveau de l'animation interne, avec le Cercle Jean Rey notamment", a-t-il encore souligné.

Le Mouvement Réformateur ne va pas changer de programme. "Mais on veut mieux le faire passer auprès de certains publics. Notre message doit être plus populaire. Nous avons centré notre campagne sur des thèmes communautaires et régionaux. Et ce fut sans doute une erreur," a expliqué Didier Reynders.

"Parce que les gens se sont prononcés dans un contexte plus large qui met davantage en avant nos valeurs. Des valeurs qui tournent autour du travail, en faveur de ceux qui en ont ou qui veulent en avoir," a encore indiqué le Président du MR.

Un Président qui a bien l'intention de rester à la tête du Mouvement jusqu'en 2012.

"J'ai annoncé clairement que je souhaitais mener le parti non seulement jusqu'aux élections fédérales, mais aussi jusqu'aux élections communales qui suivront," a-t-il rappelé.

Et Didier Reynders a confirmé aussi qu'il n'avait nullement l'intention de quitter le Gouvernement fédéral.

"En période de crise, il faut de la stabilité. Je ne quitterai pas le gouvernement fédéral," a-t-il affirmé.

Le Président du MR regrette que les autres formations n'aient pas tenu compte de la première place du Mouvement à Bruxelles:

"Nous sommes redevenus le premier parti à Bruxelles. On n'en tient pas compte, puisque c'est un Olivier qui s'y installe. Je constate, aujourd'hui, que l'avis des Bruxellois n'a aucune importance. Les syndicats wallons doivent manifestement s'occuper de tout, y compris de la majorité bruxelloise sans doute. On me dit, en effet, de toute part que c'est pour satisfaire les syndicats, wallons pour l'essentiel, que les majorités PS-Ecolo-CDH sont installées. Bruxelles n'est donc toujours pas, dans l'esprit de plusieurs formations politiques francophones, une vraie région," a constaté Didier Reynders.

 

Vous pouvez lire l'intégrale de l'interview de Didier Reynders en cliquant ici