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Publié le 13 novembre 2009
Le retour du déficit public belge sous la barre des 3% interviendra bien en 2013 comme prévu et non en 2012 comme le veut la Commission européenne, a réaffirmé Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances.
«Je l'exclus catégoriquement et je l'ai redit au Commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia, pour nous ce sera 2013. Vouloir accélérer d'un an pour le plaisir d'accélérer tout en sachant que ce ne sera pas praticable, cela n'a pas de sens de se faire mal un an plus tôt dans un contexte économique encore très difficile» a expliqué Didier Reynders après avoir participé à Bruxelles à un Conseil des Ministres de l'Economie et des Finances (Ecofin) des 27.

«J'espère que mon message sera entendu par la Commission... si la date de 2012 est maintenue par le Collège des Commissaires, je compte bien la faire amender au sein du Conseil Ecofin» a expliqué le Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances
La Belgique, comme ses partenaires de l'Union européenne, est toujours soumise à une situation économique difficile mais n'entend pas s'engager dans des mesures qui rendraient la situation encore plus pesante pour ses citoyens.
La Belgique ne sera d'ailleurs pas isolée dans cette démarche, car de nombreux Etats membres sont confrontés à des situations budgétaires encore bien plus défavorables que la nôtre.
A la différence d'autres Etats membres visés par une procédure en déficit excessif, notre pays et la France ont rejeté catégoriquement le calendrier proposé par la Commission européenne. Celle-ci a transmis ses recommandations budgétaires au Conseil Ecofin où elles doivent recevoir le feu vert des 27. La prochaine réunion des grands argentiers de l'UE est prévue le 2 décembre. La procédure prévue par le pacte de stabilité de l'Union européenne peut en théorie mener à des sanctions contre le pays concerné. Elle est cependant fort longue et n'a jamais été portée à son terme jusqu'ici. Elle existe essentiellement pour mettre une pression politique sur les gouvernements pour qu'ils gardent les déficits dans des proportions acceptables, afin de ne pas affaiblir l'euro.