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Publié le 25 novembre 2009

A l'occasion de cette journée internationale, Corinne De Permentier, Présidente des « Femmes Réformatrices » du MR, souhaite attirer plus particulièrement l'attention sur la violence à l'égard des femmes. Cette violence trouve son origine dans les relations inégalitaires entre les hommes et les femmes qui existent depuis des temps immémoriaux dans tous les domaines de la vie sociale. Ces rapports de domination des hommes sur les femmes s'appuient sur des mécanismes et des stéréotypes profondément ancrés dans les mentalités.
Un peu d'histoire ...
« La violence à l'égard des femmes traduit des rapports de force historiquement inégaux entre hommes et femmes, lesquels ont abouti à la domination et à la discrimination exercées par les premiers et freiné la promotion des secondes, et elle compte parmi les principaux mécanismes sociaux auxquels est due la subordination des femmes aux hommes » (Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes à l'Assemblée générale des Nations Unies le 17/12/1993).
La date du 25 novembre fut choisie comme journée symbolique de lutte contre les violences faites aux femmes en mémoire des trois sœurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du chef de l'Etat, Rafaël Trujillo.
A cette occasion les Nations Unies ont invité les gouvernements, les organisations internationales, ... à sensibiliser l'opinion au problème de la violence.
Quelques chiffres ...

En Belgique, il n'existe aucun chiffre récent sur les violences conjugales. La dernière enquête date de 1998. Elle révélait que 2 femmes sur 10 auraient subi des violences physiques et sexuelles, mais cette étude ne prenait pas en compte les violences psychologiques. Une actualisation de cette enquête devrait être publiée fin 2009[1].
En Belgique les violences conjugales constituent la première cause de mortalité des femmes de 15 à 44 ans, avant le cancer et les accidents de la route. Une femme sur cinq en sera victime au moins une fois dans sa vie. Cette année, 47.000 dossiers de plaintes ont été ouverts.
Selon les informations de la banque de données de la police, on déplore 96 femmes qui ont été tuées sur l'ensemble du Royaume. Dans 32 cas, l'auteur des violences est leur compagnon ou ex-compagnon.
Amnesty International, précise dans son mémorandum de juin 2009 que 16.000 faits de violences conjugales ont été enregistrées en Région wallonne en 2007 et que l'on estime que 340.000 femmes en seront victimes au cours de leur vie.
La violence conjugale est un phénomène universel qui touche tous les niveaux socio-économiques quel que soit le statut social, l'âge, la profession, la race ou la religion.
En Europe, plus de 4 millions de femmes sont victimes de violences en privé.
En France, en moyenne, tous les deux jours, une femme est tuée par son conjoint.
Ce constat est pour le moins inquiétant, d'autant que bon nombre des dossiers seront classés sans suite.
Corinne De Permentier rappelle que certaines mesures ont bien sûr été prises, telles :
• La loi du 4 juillet 1989 réprimant le viol entre époux.
• La loi du 24 novembre 1997 visant à combattre les violences au sein du couple.
• La loi du 30 octobre 1998 sous l'angle des comportements harcelants introduisant dans notre Code pénal l'article 442 bis. En effet, la violence peut être psychologique. Cette loi vise à réprimer le harcèlement moral.
• La loi du 22 mars 1999 modifiant la loi du 29 juin 1964 concernant la suspension, le sursis et la probation permettant au juge de prescrire des peines alternatives (imposer des mesures de traitement et de guidance ou éventuellement d'interdire à l'auteur des violences d'approcher la victime).
• La loi du 28 janvier 2003 visant à l'attribution du logement familial au conjoint ou au cohabitant légal victime d'actes de violence physique de son partenaire, et complétant l'article 410 du Code pénal. Cette loi a poursuivi le travail entamé en 1997 en attribuant le logement familial au conjoint ou au cohabitant légal victime d'actes de violence physique de son partenaire. D'autre part, cette même loi porte à un an d'emprisonnement la peine maximale encourue par l'auteur de coups et blessures volontaires.
• Circulaire du 3 avril 2006 « Circulaire Tolérance zéro » visant à lutter plus efficacement et de manière concertée contre la problématique des violences intrafamiliales.
• Création de Praxis Asbl.

Malgré l'adoption de ces diverses législations, la Présidente des « Femmes Réformatrices » insiste sur la nécessité d'avoir une politique de prévention qui s'attaque aux racines des violences contre les femmes et aux causes des inégalités entre les sexes. Elle rappelle également l'importance du rôle des institutions telles, le CPAS, la Police, la Justice, ...
C'est chaque jour et ensemble qu'il faut agir.
Le MR et Corinne De Permentier continueront à défendre les principes élémentaires d'égalité et à tout mettre en œuvre pour les concrétiser.
[1] Statistiques publiées par « Vie Féminine »