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Publié le 18 décembre 2009
«Ces derniers mois, hasard du calendrier, les clignotants oranges se sont enclenchés et succédés. Mauvais augure avant ce moment de vérité budgétaire. La pression démographique, la saturation des écoles, l'effritement de la cohésion sociale, l'augmentation du chômage, l'extension de la pauvreté : ces problématiques enflent, elles gagnent toujours plus de terrain» a constaté Françoise Schepmans, Chef de Groupe MR au Parlement francophone bruxellois.
Pour la Députée libérale, «le paquebot Commission Communautaire française de Bruxelles n'a d'espoir de tenir la ligne de flottaison budgétaire en 2010 qu'après avoir reçu un kit de survie provisoire de 12,5 millions de la Communauté française».

«Sans solidarité durable des entités francophones gérées par les mêmes formations, les rustines de la majorité ne feront que retarder son naufrage» a-t-elle ajouté.
Françoise Schepmans a cependant, dans le cadre du débat budgétaire organisé en séance plénière, reconnu le mérite du chef de file des ministres francophones bruxellois, Christos Doulkeridis (Ecolo), au sein de cette institution chargée du sort des 900.000 francophones de la capitale: «avoir réussi à maintenir le navire à flot dans une mer fort agitée et avoir prévu des moyens complémentaires pour les personnes handicapées».
«Cette majorité est toutefois inconséquente. Elle annonce de grands chantiers, notamment dans le domaine de la formation professionnelle, mais les 345.000 euros supplémentaires pour Bruxelles Formation ne suffiront pas pour relever le défi démographique et de l'aggravation du chômage, et digérer la charge de travail liée à l'afflux prévisible de jeunes demandeurs d'emploi bientôt obligés de s'engager dans un contrat de projet professionnel pour tenter de décrocher un job» a constaté en revanche Françoise Schepmans.
«J'en veux sincèrement moins à l'Olivier d'avoir proposé un budget de survie, que de n'avoir pas réagi durant cinq années pour éviter cette situation» a conclu la Chef de Groupe libérale.