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Publié le 12 janvier 2010

Le coût de l'intervention de l'Etat dans le secteur bancaire est actuellement inférieur aux recettes qu'elle génère, a indiqué Didier Reynders, dans le cadre de la présentation mardi, aux côtés de Laurette Onkelinx (PS) et Melchior Wathelet (cdH) des chiffres définitifs du budget 2009.
«L'Etat touche, en effet, des intérêts sur les prêts, des dividendes et des primes pour la garantie qu'elle a offerte à plusieurs banques, ce qui représente plus que la charge de la part de la dette due à l'intervention dans le secteur bancaire en raison des taux d'intérêt très bas, » ont indiqué le Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances, et Melchior Wathelet (cdH), Secrétaire d'Etat au Budget.
«La couverture des produits structurés ne pose pas de problème non plus et la plus-value sur l'action BNP Paribas Fortis devrait permettre à l'Etat d'intervenir, comme il l'a prévu, en faveur des actionnaires de Fortis Holding,» ont-ils ajouté.
«De plus, l'Etat a déjà reçu des offres de remboursement de ses interventions, notamment de la KBC, et nous examinerons la réponse que nous donnerons à cette demande,» a précisé Didier Reynders.
«A ce stade, il n'y a donc aucune raison pour que l'Etat fasse une quelconque opération pour récupérer ses interventions,» a-t-il encore noté.
Les budgets 2010 et 2011 seront exécutés comme il a été convenu au sein du Gouvernement.
Les chiffres définitifs du budget 2009 montrent un déficit de 5,9% du PIB (Produit Intérieur Brut), soit 20 milliards d'euros.
«Ce résultat est meilleur que les estimations d'octobre dernier et est la conséquence d'une croissance légèrement supérieure,» a déclaré Didier Reynders.
«Le moindre recul des recettes fiscales et l'amélioration de la situation de la sécurité sociale ont un effet positif général et finalement le budget global affiche un déficit moindre que celui annoncé. La dette atteint quant à elle 97,9% du PIB,» a-t-il souligné.
«Les marges éventuelles résultant d'une augmentation de la croissance seront affectées à l'assainissement budgétaire. Si l'augmentation de la croissance se confirme, la Belgique pourrait d'ailleurs afficher, sans nouvelle mesure, un déficit proche de 3%, comme le demande l'Europe en 2012,» a ajouté le Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances.
La détérioration budgétaire au niveau fédéral est essentiellement due à une diminution de 8,6% de l'ensemble des recettes fiscales alors que les transferts vers la sécurité sociale, les Régions et l'Europe sont restés inchangés, soit 52,6 milliards d'euros au total.
Les recettes fiscales ont atteint 85,9 milliards d'euros contre 93,5 milliards d'euros en 2008. Le niveau des recettes de 2009 est environ équivalent à celui des recettes de 2006.
«Ce résultat est malgré tout meilleur que celui retenu lors du dernier contrôle budgétaire. Le recul des recettes fiscales directes a été de 1,2 milliard d'euros inférieur à l'estimation d'octobre et celui de la TVA de 244 millions,» a encore précisé Didier Reynders.
La sécurité sociale affiche un déficit de 0,8% soit 2,742 milliards d'euros, ce qui est là aussi moins que prévu en octobre, soit une différence de 139 millions d'euros, a annoncé pour sa part Laurette Onkelinx, la Ministre PS de la Santé et des Affaires sociales.
La sécurité sociale des travailleurs salariés affiche un déficit de 3,222 milliards d'euros. Le secteur des soins de santé affiche quant à lui un surplus de 549 millions d'euros et la sécurité sociale des travailleurs indépendants un surplus de 70 millions d'euros.
Le déficit de la sécurité sociale des travailleurs salariés provient d'une diminution du financement alternatif (-937 millions d'euros) en raison d'une baisse des recettes de TVA et du précompte mobilité notamment, ainsi que d'une baisse des cotisations (-1,279 milliard d'euros) liée à la diminution de l'emploi et à une moindre croissance des salaires et d'une augmentation des coûts du chômage (+900 millions d'euros).
Rappelons que diverses mesures sont intervenues en 2009 comme la liaison au bien-être des allocations sociales, l'augmentation du chômage économique des employés et la mesure dite du chômage économique des employés.