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Publié le 23 avril 2010

Aujourd'hui, le transport médico-sanitaire n'est organisé par aucun cadre réglementaire en Région bruxelloise. En d'autres termes, les services ambulanciers ne sont soumis à aucune obligation sur des éléments essentiels tels que la formation du personnel, la transparence des tarifs ou encore l'équipement technique et l'hygiène des véhicules. C'est la raison pour laquelle les députées Françoise SCHEPMANS et Caroline PERSOONS ont déposé, en octobre dernier, une proposition d'ordonnance, au parlement bruxellois, pour pallier à ce chaînon manquant de la santé de nos concitoyens. En réunion de commission du parlement bruxellois, les députés de l'Olivier bruxellois ont rejeté cette initiative parlementaire et, à l'occasion de la séance plénière de ce jour, la majorité devrait malheureusement confirmer cette décision. Le secteur du transport médico-sanitaire ne comprend pas l'attitude de parlementaires bruxellois qui refusent un cadre réglementaire régional, pour l'exercice de leur profession et a annoncé la présence de représentants à l'occasion des discussions prévues cet après-midi.
« En 2003, le magazine Test Santé (Test Achats) a dressé un rapport accablant sur les services d'ambulances dits non-urgents, en pointant du doigt l'absence de législation dans ce secteur, rappelle Françoise Schepmans. 7 ans plus tard, rien n'a changé en Région bruxelloise alors que les exécutifs de la Région wallonne, de la Communauté germanophone et de la Flandre ont pris la balle au bond. La situation est d'autant plus préoccupante que le manque de réglementations est propice aux abus et aux situations dangereuses ! Sans formation aux premiers secours, que peuvent faire des ''ambulanciers'' si un arrêt cardiaque survient lors d'un transfert entre une maison de repos et un hôpital ? Appelez le 112 ? Impensable ! Récemment encore, la justice a traité le dossier de détrousseurs de cadavres qui utilisaient leurs véhicules pour des transferts de corps vers les morgues, une charge pourtant dévolue aux....pompes funèbres ! »

Le secteur des ambulanciers souffre des pratiques des moutons noirs de la profession (emploi au noir, absence d'assurances, tarifs pirates) et réclame une législation et des contrôles. En vain. « L'Olivier bruxellois a rejeté ce projet au motif qu'il ne serait pas opportun de légiférer une matière sans s'être concerté au préalable dans le cadre d'une conférence interministérielle, avec les autres entités fédérées... sauf que ces dernières ont déjà pris leurs responsabilités, il y a de cela plusieurs années et sans s'embarrasser de l'avis des Bruxellois ! Si des décrets ont été adoptés et s'appliquent à Charleroi ou à Eupen, pourquoi n'en serait-il pas de même à Schaerbeek ou à Ixelles ? Au final, nous sommes encore à la remorque des évènements et les patients ne bénéficient d'aucune garantie de services. Le transport médico-sanitaire n'est pas le transport matinal des primeurs », précise Caroline Persoons.
Le groupe MR regrette que ce projet fédérateur sur un thème aussi essentiel que celui de la santé, fasse l'objet d'un rejet partisan et irresponsable de la majorité.
ambulances secours santé Bruxelles